vendredi 20 mai 2011

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...CULLERA

bonus 2 : Une vue de la Forteresse de Cullera, avec le clocher du sanctuaire.

lundi 16 mai 2011

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... CULLERA

bonus : photo de l'intérieur du Sanctuaire néo-byzantin de la Virgen del Castillo.

samedi 7 mai 2011

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...CULLERA

Située dans la Province de Valence, à 40 km au sud de la capitale provinciale, Cullera est une importante station balnéaire sur la Costa del Azahar.

La ville compte 24 000 habitants, et elle est intégrée à la réserve naturelle d'Albufera (riche notamment de multiples espèces protégées d'oiseaux, d'animaux aquatiques, etc).

Le fleuve Jucar, après 498 km de périple, se jette dans la Méditerranée ici, près du port de Cullera.

Le ville est dominée par la Montaña de las Zorras, qui avec ses 233 mètres de haut, évoque plutôt une colline très découpée. Cette "montagne" est facilement accessible à pied ou en voiture. Elle est intéressante pour ses monuments (forteresse du XIIIe siècle, sanctuaire néobyzantin du XIXe, une élégante tour musulmane du XIIIe...).

L'activité économique principale de la ville est le tourisme, qui a pu se développer grâce aux imposants immeubles sans âmes qui longent la côte, même si Cullera a été plus ou moins épargnée de l'euphorie immobilière de ces 50 dernières années (comparativement à d'autres villes de la Costa Blanca).

Un peu d'histoire
La ville est très ancienne puisque des traces importantes datant du Paléolithique supérieur (-25 000 ans) existent.

Une fois la ville conquise, les Romains lui donnent le nom de Sucro.

Au moyen-âge, les Arabes -qui dominaient l'Espagne depuis l'an 711- appelèrent la ville "Colla-Aeria" (Cumbre Alta en espagnol : cime haute), avant de s'appeler définitivement Cullera. La cité connut de grandes mutations à cette époque : mis en place d'un ingénieux système d'irrigation, nouvelles techniques de cultures, etc.

A la fin du Moyen-Âge et pendant la Renaissance, la ville continue son développement, avant le terrible pillage du corsaire ottoman Dragut, le 25 mai 1550. Pendant son siège, il mettra à sac la ville ce qui la vida de sa population, devenant ville quasi fantôme.

Le 19 septembre 1911, un juge de Sueca (ville proche de Cullera), et deux haut-fonctionnaires se rendirent à Cullera afin de remettre de l'ordre suite à de nombreux troubles consécutifs au massif mouvement de grève qui paralysait le pays. Ces trois fonctionnaires, qui détenaient les pleins pouvoirs, ont "gouvernés" provisoirement la ville avec autoritarisme et irresponsabilité, ont provoqué l'ire de la population locale, à tel point qu'ils finirent brutalement assassinés.

A partir des années 60, la ville comme nombre de ses voisines méditerranéennes, entame une rapide et souvent incontrôlée ascension vers le tourisme de masse.

La ville a tout de même pu conserver un certain patrimoine, qui bien que relativement modeste, permet d'enrichir le séjour de visites sympathiques.

Monuments et curiosités

* El Castillo de Cullera y Camino del Calvario
Le château de Cullera et le chemin du Calvaire dominent la ville sur la Montaña de las Zorras. Il s'agit d'une forteresse du XIIIe siècle construite par le Roi Jaime I el Conquistador sur l'ancienne forteresse maure. La forteresse était protégée par d'imposantes murailles, dont il ne reste plus aujourd'hui que quelques parties. Il reste également les anciennes tours qui dominaient l'ensemble de la forteresse ainsi que le village intérieur. Le chemin du Calvaire est en forme de zigzag, au sein de murets blanchis à la chaux, et est parsemé des 14 stations traditionnelles du chemin de croix.

* El Santuario de la Virgen del Castillo
Sobre à l'extérieur, cet élégant Sanctuaire de la Vierge du Château propose une décoration néo-byzantine inattendue et raffinée. Il fut construit à la fin du XIXe siècle, adossé au château.

* Torre de Santa Anna
Élégante tour maure, située près du chemin du Calvaire, elle est la tour fortifiée de la muraille du château. Particulièrement bien conservée, elle date du XIIIe siècle. Une petite chapelle fut installée en 1631, consacrée à Sainte Anne.

* Barrio del Pozo
Ce petit quartier typique, point de départ du chemin du Calvaire qui mène à la forteresse, est un ancien quartier juif. Il y règne une ambiance particulièrement espagnole avec ses rues et maisons blanches.

* Iglesia Parroquial Santos Juanes
C'est l'église principale de la ville. Elle date du XVIIe siècle et est de style néo-classique. L'édifice fut construit sur les bases d'un ancien temple gothique, dont a été conservé la sacristie et l'intérieur du clocher.

* Torre del Marenyet
Massive tour circulaire défensive. On l'a doit au roi Felipe II, qui au cours du XVIe siècle décida de sa construction pour surveiller l'arrivée éventuelle de pirates.

* Cueva de Dragut
Cette étrange grotte reconvertie en petit musée qui reconstitue les invasions des corsaires ottomans. On peut également visiter dans cette grotte une belle chapelle gothique du XVIIe siècle.

* Abrigo Lambert (tout près de la ville)
Ce vestige archéologique doit son nom à son découvreur. Il s'agit d'un vaste abri rupestre présentant de nombreux exemples d'art pariétal, avec notamment de nombreuses peintures. Cet abri fut un lieu de repli privilégié pour les hommes préhistoriques de cette époque là. Les éléments picturaux de l'abri Lambert semblent dater d'une période s'étalant du néolithique à l'age de Bronze. Il est classée depuis 1998 au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, avec le titre d'art rupestre de l'arc méditerranéen de la Péninsule Ibérique.

* Musée d'histoire et d'archéologie
Ce musée est riche en vestiges et oeuvres préhistoriques. Sont notamment conservées des pièces de monnaies antiques, des céramiques et amphores de cultures grecque et romaine.


Comme toutes les stations balnéaires de la Costa Blanca, Cullera est très animée pendant la haute saison. Il est très agréable de se balader le soir d'été le long de sa promenade du front de mer, où vous attendent artistes et marchands ambulants.

En photo, la façade touristique de Cullera, une forêt d'immeubles.

Cathédrale de Madrid


Ci dessus, la Cathédrale Santa Maria La Real de la Almudena, toute récente puisque édifiée au cours du XXe siècle. Elle mélange les styles néo-gothique et néo-classique. Elle fut consacrée par le Pape Jean-Paul II en 1993, lors de son voyage à Madrid.

samedi 16 avril 2011

Quelques repères généraux


L'Espagne est un pays d'Europe du sud-ouest, situé dans la majeure partie de la Péninsule Ibérique (aux cotés du Portugal).

Quelques points géographiques et culturels

Population : 46 millions d'habitants (France : 65 millions)
Superficie : 504 300 km² (France métropolitaine : 551 000 km²)
Capitale : Madrid (3,4 millions d'habitants, 6,5 dans l'agglomération)
Autres grandes villes :

- Barcelone (1,6 million d'habitants, 5 millions dans l'agglomération)
- Valence (815 000 habitants, 1,7 million dans l'agglomération)
- Séville (700 000 habitants, 1,4 million dans l'agglomération)
- Saragosse (700 000 habitants, banlieues peu importantes)
- Malaga (568 000 habitants, 1,1 million dans l'agglomération)
- Murcie (430 000 habitants, 620 000 dans l'agglomération)

Langue officielle : le Castillan, seule langue ayant le statut de langue officielle dans toute l'Espagne.
Autres principales langues à statut officiel :

- le Catalan (català), qui a un statut co-officiel en Catalogne, aux Baléares et dans la Communauté Valencienne, dérivé en Valencien)
- le Basque (euskara), co-officiel dans la communauté du Pays Basque et dans une partie de la Navarre
- le Galicien (galego), co-officiel en Galice

Il existe en plus de nombreuses langues ou dialectes plus locaux, non-officiels mais souvent reconnus par la loi.

La religion catholique marque encore beaucoup la culture du pays de son empreinte, en témoignent les innombrables processions pendant la semaine sainte, mais aussi de grands pèlerinages comme à Saint-Jacques de Compostelle, ou celui d'El Rocio en Andalousie.
Une étude récente montre que 80 % des espagnols se disent catholiques et 48% d'entres-eux pratiquants.
Il existe d'autres religions plus minoritaire comme l'islam et le judaïsme, entre autre.
D'autres articles développeront des points culturels particuliers.

Principaux fleuves :

- le Tage (1006 km)
- l'Èbre (928 km)
- le Douro (850 km)
- le Guadiana (744 km)
- le Guadalquivir (657 km)

Notons également que l'Espagne est le deuxième pays d'Europe le plus montagneux, derrière la Suisse. Altitude moyenne : 660 mètres.
Le point culminant de l'Espagne continentale (España peninsular) est le mont Mulhacén (3482 m) dans la Sierra Nevada (sud du pays).

Le point culminant de l'Espagne intégrale (îles et dépendances comprises) est le Teide, un volcan aux îles Canaries, qui culmine à 3718 mètres.

Organisation politique et administrative


Une jeune démocratie

L'Espagne actuelle est régie par la Constitution adoptée en 1978, qui installe une Monarchie constitutionnelle et un état social et démocratique. Les droits et les libertés privés et publics fondamentaux sont garantis, la pluralité politique et la transparence doivent être la règle.

Le chef de l'État est le Roi, actuellement Juan Carlos 1er.
Le chef de l'executif est le Premier Ministre (Presidente del Gobierno), actuellement Jose Luis Rodriguez Zapatero.

Le Roi est chef de l'État et dispose de pouvoirs surtout symboliques, bien que son rôle et son autorité ont été ponctuellement déterminante dans l'histoire récente de l'Espagne. Le Roi est assez populaire et généralement bien respecté. Ses principaux pouvoirs : chef de l'État, chef des armées, nomme le Président du gouvernement, peut dissoudre le Parlement (las Cortes Generales) sur proposition de ce dernier, il représente l'Espagne dans les manifestations et rencontres internationales.

Le véritable chef de l'exécutif est le Premier ministre (Presidente del Gobierno), qui est à la tête du gouvernement pour un mandat de 4 ans renouvelable. Il préside le conseil des ministres. Lui et son gouvernement déterminent et conduisent la politique de la nation.

Le pouvoir législatif est scindé en un parlement bicaméral (las Cortes Generales). Il y a d'un coté le Congreso de los Diputados, la chambre basse, composée de 350 députées élus pour 4 ans au suffrage universel direct. Et de l'autre coté, le Senado, la chambre haute, constitué de 248 sénateurs (208 directement élus, et le reste nommé par les régions).

Un pays " d'Autonomies "

L'Espagne est un modèle original d'organisation administrative, pas tout-à-fait fédérale, mais très décentralisée.

Il est vrai que le pays ressemble pour certains points à un état fédéral comme les États-Unis ou l'Allemagne, mais il demeure inexact de parler de fédération pour l'Espagne. En effet, en principe, il y a coexistence entre deux niveau juridique dans un état fédéral (lois et tribunaux nationaux et lois et tribunaux locaux). Or, en Espagne, mis à part quelques particularités (ex : la Catalogne disposant de sa propre police, idem pour le Pays Basque, ou encore l'interdiction de la Corrida dans certaines communautés autonomes...), c'est l'État central qui a seul la compétence de la justice.

Il existe donc 3 niveaux principaux d'administration territoriale en Espagne :

- les Communautés Autonomes, elles sont 17, et on des pouvoirs propres plus ou moins large selon leurs choix

- les Provinces, 50 en Espagne, plus 2 villes espagnoles autonomes Ceuta et Melilla

- les Municipalités, équivalent de nos communes, au nombre de 8112.


Les 3 communautés autonomes les plus peuplées :

- Andalousie (7,9 millions d'habitants, capitale : Séville)
- Catalogne (7,5 millions d'habitants, capitale : Barcelone)
- communauté de Madrid (6,5 millions d'habitants, capitale : Madrid)

Les 3 communautés autonomes les plus vastes :

- Castille-et-León (94 223 km², capitale : Valladolid)
- Andalousie (87 268 km²)
- Castille-la Manche (79 463 km², capitale : Tolède)



Ci-dessus, une carte de l'Espagne (péninsulaire uniquement), représentant les différentes Communautés Autonomes, les Provinces. Les villes en caractère gras sont capitales de Communauté Autonomes, les villes en plus petit caractère sont capitale de province.



Un blog, un pays


Bienvenue sur mon blog consacré à ce beau pays qu'est l'Espagne.

Terres de mes racines, terres brûlées par un soleil qui n'en finit plus de briller l'été, l'Espagne est plus pour moi qu'une image de carte postale. C'est tout d'abord ma seconde culture, mon complément, mon autre moitié. Mon coeur est en France, ponctuellement en Espagne, mon sang prit sa source en Andalousie, et je suis fier d'avoir cette double culture qui façonne ma propre identité.

Ce blog se veut une modeste fenêtre ouverte sur l'Espagne, en aucun cas politique et le moins polémique possible, même si chacun reste libre de penser ce qu'il veut.

Aussi fascinant que complexe, parfois dérangeant, souvent caricaturé, l'Espagne d'aujourd'hui est le résultat d'une histoire tumultueuse et d'une volonté politique d'unir une nation qui conjugue comme aucun état en Europe union nationale et particularisme régional. De l'antiquité au moyen-âge marqué par l'invasion arabe, du Siècle d'or au traumatisme de la Guerre Civile, du franquisme à la démocratie actuelle ; l'Espagne actuelle hérite d'une riche et longue histoire qu'elle n'a pas fini d'écrire.
Neuvième puissance économique mondiale, cinquième puissance de l'UE, rares sont les pays occidentaux à avoir connu tel développement économique, industriel, social et culturel ces trente dernières années.
Mais au delà des chiffres, l'Espagne c'est avant tout un mode de vie, un art de vivre, une culture multiple. La modernité et la prospérité n'ont pas (encore) eut raison de ce formidable patrimoine culturel.
Si l'histoire a laissé des trésors patrimoniaux inestimables (l'Alhambra à Grenade, la Cathédrale et l'Alcazar de Séville, le Monastère Royal de l'Escurial près de Madrid, les chefs-d'oeuvres du Modernisme à Barcelone, le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle avec sa magnifique cathédrale...) le présent enchante avec des traditions toujours très vivaces (semaine sainte spectaculaire, las fallas de Valence, la culture des tapas, l'art de faire la fête...).
Il est difficile de résumer l'Espagne en ces quelques lignes, c'est pourquoi je souhaite que ce blog vous éclaire le mieux possible sur ce pays que j'aime tant.
N'hésitez-pas à poster vos commentaires, critiques, opinions (on peut dire ce qu'on pense mais sans diffamer ni insulter) et suggestions.

Bonne visite à travers ce blog qui j'espère vous fera voyager et pourquoi pas rêver... Je vous embrasse. Thomas.